Quand vient le moment de mettre en place un site web ou d’organiser sa communication (newsletter, blog, réseaux sociaux…) autour de son activité professionnelle, beaucoup utilisent des banques d’images afin d’égayer leur contenu ou d’appuyer leur message. Pourtant, même si les solutions comme Fotolia (maintenant détenu par Adobe), Shutterstock ou iStockphoto (détenu par Getty Images) paraissent séduisantes, mieux vaut éviter d’utiliser ce type d’image. Pourquoi ?

 

1 – Elles véhiculent rarement un message pertinent

La plupart des images présentes sont là pour répondre à des besoins très larges pour pouvoir être vendues plusieurs fois. Que ce soit des portraits de personnes en situation ou des images plus conceptuelles, rares sont les photos qui vont pouvoir coller exactement aux valeurs incarnées par votre activité. C’est dommage de consacrer de l’énergie à la communication de votre entreprise et de l’illustrer par des photos plutôt impersonnelles.

Exemple d’image pouvant illustrer le business de la win

2 – Elles se démodent très vite

Les sites de banques d’images disposent de millions de photos et d’illustrations (avec des sélections plus ou moins exigeantes suivant la plateforme). Comme elles sont alimentées en continu, vous vous retrouvez rapidement avec des milliers de photos qui suivent les effets de mode. Il y a deux ans régnait l’imagerie 80’s avec des néons et du fluo. On a aussi vu émerger la mode du flat lay, ces photos vues de dessus contenant des objets à plat.  Aujourd’hui, la mode est aux images un peu délavées, aux tons jaunes, avec un côté un peu naïf, candide.

Exemple d’images « lifestyle » sur iStock Photo

Avez-vous vraiment envie de créer un site web avec des photos que tout le monde a l’impression de voir partout depuis des mois ?

 

3 – Elles n’apportent rien à votre référencement

Après avoir passé des heures à élaborer votre stratégie web, à optimiser votre référencement naturel, il serait dommage d’oublier que les photos peuvent contribuer à votre attractivité en ligne. Que ce soit via des post Facebook, des tweets ou des articles de blogs, la photo sera souvent le premier contact qu’aura votre audience avec votre contenu. Il est regrettable de rater une occasion de se démarquer en optant pour une photo impersonnelle que votre cible a peut-être vu plusieurs fois. Comme les innombrables déclinaisons de la fameuse photo d’un bureau vu de dessus avec un ordinateur portable, une plante et un café chaud qui ressortent dès qu’on parle de coworking, de start-up, de nouvelle organisation de travail, etc.

Exemple d’images de bureau sur Adobe Stock

Même si les photos proposées sont esthétiquement agréables, elles tendent à uniformiser la vision qu’on a d’un bureau, d’un ordinateur ou même d’une tasse à café.

4 – La facture est très élevée

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, opter pour des photos de banques d’images n’a rien d’économique. Pour Adobe Stock, il vous faudra débourser un peu plus de 300 euros par an pour pouvoir télécharger 10 photos par mois parmi la sélection de base. Si vous voulez des images dites premium, il faut en plus acheter des crédits. Ils vous permettront, par exemple, d’acheter 16 images pour la jolie somme de 500 euros.

Précisons qu’Adobe Stock ne reverse qu’un tiers des revenus de la vente à l’auteur de la photo. Par exemple, si vous optez pour l’abonnement à 29,99 euros/mois permettant de télécharger 10 images mensuelles. Chaque photo générera 0,99 euro de revenu à son auteur. Sur Fotolia, qui appartient également à Adobe, la part revenant à l’auteur est de 20 % au départ (il faut atteindre 10 000 téléchargement pour que Fotolia concède 31 % de royalties à l’auteur, soit un généreux 1,80 euro par photo).

Exemple d’image pouvant servir à illustrer le peu d’argent reversé à l’auteur alors que Fotolia garde jusqu’à 80 % du prix de vente.

Conclusion

Aujourd’hui, la mission d’un photographe ne consiste pas simplement à livrer des jolies images. Plutôt que d’opter pour des banques d’images, qui sont surtout des intermédiaires très gourmands, allez directement trouver un ou une photographe. Expliquez-lui votre projet, les valeurs de votre entreprise, l’image que vous souhaitez qu’elle véhicule.

C’est là que la valeur ajoutée des photographes s’exprime, dans la capacité à comprendre la stratégie de votre société et à réaliser des images en totale adéquation avec celle-ci. En faisant appel à une banque d’images, vous vous privez de cette richesse sans pour autant réduire le montant de la facture.

 

Question bonus : dans quel cas utiliser une banque d’images ?

Les stocks d’images peuvent avoir leur utilité, notamment quand vous réalisez la maquette d’un site Internet, d’une brochure. Chaque banque permet de télécharger gratuitement une version « maquette » des photos destinée à un usage interne et temporaire. Voilà qui peut être pratique pour créer un mockup, présenter l’ébauche d’un site ou des pistes de réflexion à un client.